Soba

juillet 15th, 2009

Temple Jindai-ji à Chofu à côté de Tokyo. Le temple en lui même n’a rien de particulier, en revanche il est d’entouré une immense forêt. Mais ce qui aura le plus retenu mon attention ce sont les rues qui menent au temple. Ces rues ne sont que des restaurants, et surtout que des restaurant de Soba.

Ce qui fait de bon Soba est la qualité de l’eau dans laquelle ils sont préparés. Au Japon, les temples ont la réputation d’habriter des sources d’eau naturelle prisée par les restaurants de Soba.

L’atmosphère qui règne dans ces rues est d’une autre époque. Toutes les boutiques se semblent pas avoir subit d’évolution depuis quelques centaines d’années.

Temple, Tokyo, Vie de quartier

Kawasaki Frontale VS Kashima Antlers

juillet 14th, 2009

Samedi dernier je suis allé à Kawasaki, une ville entre Tokyo et Yokohama, pour y voir une rencontre la J-League, la ligue de football japonaise.

Le club des Kawasaki Frontale recevait les Kashima Antlers. Je ne suis pas spécialement fan de Kawasaki et je ne suis pas le championnat mais le hasard a fait que Kanako a eu deux billets a prix réduit. C’était une occasion à ne pas manquer. Les deux clubs se disputant la tête du classement la rencontre promettait de ne pas être inintéressante.

Je dois avouer avoir été impressionné par la passion et la discipline des japonais…. encore une fois. Pas le Houligan, pas d’altergation entre les supporters des deux équipes qui prennent les mêmes bus pour rentrer …. bref le Japon.

J-League

Sugamo

juin 24th, 2009

Sugamo est un quartier au nord de Tokyo.
Il est appelé le “Harajuku des mémés”, par opposition au quartiers d’Harajuku, lieu de rencontre de la jeunesse branchée de Tokyo.

En toute honnêteté, ce quartier ne m’attirait pas, même si les Ting-Tings y étaient apparus dans une émission de télé japonaise. Mais en m’y balandant, sur le chemin d’un onsen, j’ai trouvé ce quartier très décalé et pas inintéressant du tout.

L’attraction principale de Sugamo est la rue commerçante Jizō-dōri.

Qui dit Japon, dit temple, je ne fut pas surpris d’en trouver un dans ce quartier voué au troisième âge.
J’arrive parfois à un point où je n’ai même plus envie de visiter les temples que je rencontre. Mon œil non initié ne faisant presque pas la différence entre un Jinja (sanctuaire Shinto) et un Tera (Temple Bouddhiste) et mon japonais ne me permet pas de lire l’histoire de ces lieux.
Mais comme son nom ne l’indique pas pour vous, mais pour les japonais oui, le Kogan-ji qui se trouve sur Jizō-dōri est un temple Bouddhiste. Construit il y a 400 ans il a acquis sa popularité grâce à une statue de Kannon la déesse de la Miséricorde. Suite à un incendie qui a eu lieu en l’an 1657, une ou des personne(s) auraient été guéries de leurs brulures grâce à l’eau bénie du temple.  La statue de la déesse a été dressée en remerciement et depuis la période Edo on vient laver la statue aux endroits qui font souffrir en espérant aller mieux.

Dans l’enceinte du temple se trouve un curieux étale. Celle d’un fabriquant de cure-oreille. Pour la petite histoire, oui, je suis repartit avec mon ustensile sur mesure.

Une fois le temple et ses découvertes passées, la rue offre de nombreuses boutiques, orientées troisième-âge. Entre les salons de thé, les magasins d’ustensiles de cuisine japonais, les magasins de vêtements et les magasins de senbei se trouve Maruji.
Maruji est un magasin de vêtements et d’articles …. rouge ! Tout y est rouge. Des sous-vêtements au pijama, en passant par les t-shirts. Dans le bouddhisme, le rouge est symbole de bonheur, c’est une des raisons pour lesquelles ce magasin a tant de succès. Ses articles sont des porte-bonheur.

La journée de visite s’est terminée par un onsen et … un autre temple …. Mais cela fera l’objet d’un autre article.

Tokyo, Vie de quartier

Sento

juin 12th, 2009

Le bain au Japon est une institution et un business lucratif.

Institution parce qu’il est bien connu que nombreux sont les japonais qui passent plus d’une heure tous les jours dans leur baignoire.
Business lucratif car il suffit de voir à travers tout le Japon le nombre de Onsen, ces sources naturelles d’eau chaude à vocation thermale.

Nous étrangers, connaissons les Onsens. Notamment par le manga Love Hina et parce qu’au même titre que les sushis ou les samouraï, les onsen font parti de l’image d’Épinal du Japon.
Dans l’esprit du onsen il y a un lien à la nature par les vertus de l’eau puisée en souterrain. Je ne suis également jamais allé dans un onsen n’ayant pas de rotenburo, ces bassins en plein air entouré de nature (plus ou moins artificielle).

Au contraire des onsen, les Sento nous sont moins connus. Les sento sont des bains publics. Il faut garder à l’espit qu’il fut un temps où tous les appartements n’étaient pas équipés de douche/baignoire, et les gens allaient faire leur toilette dans des bains publics. En France, je n’en ai jamais vu. Il y en a eu paraît-il. Au Japon, même si tout un chacun a accès au confort rudimentaire en matière de toilette, il existe encore de très nombreux bain publics et il est encore courant pour les Japonais de s’y rendre.
Pour vous donner une idée, le film d’animation du Studio Ghibli Le Voyage de Chihiro a pour cadre un établissement de bains publics japonais.

L’établissement de bains situé à coté de chez moi passe totalement inaperçu. Seul le symbole “ゆ” rappelle l’activité. L’intérieur est un saut 50 ans en arrière. L’entrée est gardée par une mama-san omnibulée par son écran cathodique. Il y règne une odeur de vieux bois et de piscine.

Le dépaysement est là mais l’expérience n’a pas le confort escompté. Avec une eau à 46 degrés, l’immersion fait plus de mal que de bien. Les jambes que j’avais courageusement entrée dans cette “lave en fusion” ressortent rouges et endolories. Mais c’était sans compter sur la prévoyance japonaise.
Un robinet d’eau froide était présent. Je ne devais pas être la seule personne à ne pouvoir entrer tout entier.


Discussion Générale, Tokyo, Vie de quartier

Y’a de l’électricité dans l’air…

mai 17th, 2009

Ceux que ont vu dans le titre une allusion à un certain pique à chou, passez votre chemin, cet article n’est pas dédié à la gastronomie…

Voici la photo de la semaine (ou du mois si l’on s’en tient à la périodicité du blog):

Le Japon est à la pointe de la technologie, mais les collectivités publiques n’ont jamais pris le soin d’enterrer quelconque fil électrique. Car il paraitrait que ce serait bien plus pour des raisons budgétaires que pour prévenir des risques d’un tremblement de terre. Curieux, pour un parti qui a su rester au gouvernement durant les 40 dernières années en menant une politique de travaux publics continue afin de satisfaire ses électeurs…

Au début, on ne voit qu’eux. Ces câbles électriques, auxquels se greffent les connections internet et autres cordons ombilicaux de l’homo connecticus, s’apparentent à de véritables lianes urbaines auxquelles s’accrocheraient un Tarzan improbable (un tarzan revu et corrigé par Fred Gallagher en la personne de Miho le temps d’une affiche pour son webcomic Megatokyo).

Mais par la suite, ils se fondent littérallement dans le décord paysage urbain. Autant dire qu’au Japon, on n’a pas le luxe d’oublier le chant des cigales, mais on a la coqueterie de ne plus savoir voir ces lignes qui tranchent le ciel!

Discussion Générale

L’empire des formes - 1

mars 1st, 2009

La société Japonaise prévaut la forme des choses sur le fond. C’est la conclusion à laquelle je suis parvenu après plus d’un an dans ce pays. C’est peut-être trop peu pour faire de cette impression une certitude, mais assez pour vous donner pleins d’anecdotes qui m’ont fait arriver à cette conclusion. En voici la première.

Shibuya, Un Jeudi soir, 19h30.

Au neuvième étage d’une tour élancée au dessus de Tokyo, je finis mon travail exceptionnellement tôt. Je lance “o sakini shitsurei shimasu” dans la salle comme il est de coutume aux trop nombreux collègues qui restent attachés à leur poste. On me réplique des diffus “otsukare sama desu”,  tandis que je pars. L’un veut dire littéralement “je suis bien rude de partir avant vous”, et l’autre signifie “votre ardeur au travail est bien grande”.

J’enfile mon manteau dans le lobby qui me sépare de la sortie. Une employée ouvre la porte. L’espace restreint, elle se courbe légèrement et entonne d’un air faussement surpris “ah, gomenasai!” (excusez-moi!) pour avoir malencontreusement empiété sur mon espace vital. Et de rajouter naturellement le fameux “o tsukare sama desu”.

J’appelle l’ascenseur. A une heure de départs des bureaux, l’attente est anormalement longue. Arrivé à l’étage, une voix de femme pré-enregistrée émerge du parlophone. “o matase o shimashita!”: Les ingénieurs de mitsubishi ont pensé à s’excuser auprès du quidam qui s’impatiente trop devant les portes de l’ascenseur. Ils ont alors programmé un message d’excuse proclamant le plus poliment du monde ” je vous ai fait attendre!”.

Car au Japon, même les ascenseurs sont polis. Toutes le phrases en japonais énoncées précédemment sont formées dans une forme grammaticale plus élaborée et spéciale, spécialement réservé à l’usage de la politesse. Une sorte de vouvoiement puissance dix.

manga gay, très populaire auprès de certaines filles

Cette forme d’expression s’applique dans la moindre occasion formelle, dès lors que l’on sort de la sphère de l’intime.  J’ai même du commencer à apprendre le japonais sous cette forme, histoire de ne faire aucune fausse note. Au risque d’être à la risée des amis avec qui le langage est plus détendu. Si vous êtes un jeune homme et gardez un langage poli en toutes circonstances, on vous catégorisera immédiatement comme gay!… Bon, mais dans la mesure ou ils n’attendent pas d’un étranger de parler un japonais parfait en toutes circonstances, j’échappe à la règle. Mais il n’empêche, ça craint! Les Japons aiment beaucoup les stéréotypes, ça permet d’avoir les mêmes références en société.

The Japanese society focuses more on the form than the core of things. I came to this conclusion after more than one year living in this country. It might not be long enough to do an unsiversal law out of it; thus it is enough to write many stories on this blog which helped me reach to this idea. Here is the first one.

Shibuya, a Thursday evening, 7:30.

At the ninth floor of a skycraper which dominates Tokyo, my work is over pretty earlier than usual. As I call it a day, I say “o sakini shitsurei shimasu” in the office to my too many collegues stuck to their desks. They widely reply “o tsukare sama desu” while I am leaving. First means “I am so rude to leave before you”; the other means “you have put much effort in your work”.

I get my coat on in the lobby next to the exit. A staff opens the door. The room is small, she slightly bends over and claims with a fake air of surprise “ah, gomenasai!” (sorry!) because she got too close into my life space. And naturally adds the famous “o tsukare sama desu”.

I call the elevator. While everyone is leaving at that time, the wait is unusually long. Once arrived on stair, a pre-recorded female voice comes out of a speaker. “o matase o shimsahita”: The Mitsubishi ingeneers thought about excusing to anyone who wait too long in front of the elevator. Thus they programmed an excuse message telling the most polite way “I kept you waiting!”.

Because in Japan, even the elevators are polite. All of the japaneses sentences stated above are using a specific grammatical form. It is longer and harder to use, and is only used for politeness.

This way of speaking is used at any occasion, as soon as you are not intimate with the interlocutor. I even started to learn polite Japanese only to avoid any rude attitude. The risky part is to keep being so polite with your friends that they treat you as an affected gay! Well, as a foreigner they don’t expect you to speak a perfect Japanese, despite it kind of sucks! Japanese love stereotypes, this way they share the same references in society.

Discussion Générale

3 jours

janvier 26th, 2009

Le weekend du 12 janvier était un long weekend. Trois jours pour me rendre, comme à l’accoutumée, à Sendai. A une semaine de la reprise du travail ce long weekend avait un gout de prolongations, de “ne vous tuez pas tout de suite à la tâche, il y a le reste de l’année”.
Depuis 1999, la plupart des jours fériés japonais tombent un lundi, de sorte que les semaines ne ressemblent plus à des gruyères avec des trous troublant le rythme de travail. Toutes les raisons sont bonnes pour les jours fériés. C’est jours sont appelés, avec gout, “Happy Monday”(ハッピー・マンデー).
En l’occurrence le “Happy Monday”du 12 janvier est le Seijin no Hi (成人の日) ou la journée des adultes. C’est tout simplement la célébration de la majorité, qui est a 20 ans au Japon. Loin de ce que nos ancêtres ont pu imaginer comme rituel de passage a l’age adulte, le Seijinshiki (La cérémonie des adultes, la cérémonie en question) n’a rien de bien terrible. Il ne dure pas plus d’une demi-journée et après avoir été sermonne, les nouveaux adultes se retrouvent dans une ambiance bonne enfant et se séparent comme ils sont venus, après s’être promis de ne jamais s’oublier bien sur. Chacun s’impressionne avec des vêtements loues plus ou moins chers, des kimonos pour la majorite, les garcons portant de plus en plus de smokings.

Kimono de porte pour le Seijinshiki

Ce retour a Sendai n’aura pas eu son lot de decouvertes et de curiosites comme les dernieres fois. Faute de neige le froid exterieur donne pourtant un alibi parfait a ma paresse et je me consolais en me glissant dans le Kotatsu (炬燵), cette table basse de laquelle sort une couverture chauffante, en degustant des Kikufuku (喜久福).

Le passage oblige d’un sejour a Sendai etait les onsens.
Kashimadai, la ville ou je reste, a un nombre impressionnant de onsens. Il y en a pas moins d’une vingtaine a moins d’une demi heure de route.
Mais aucun onsen ne vaut Sakan, un onsen vieux de 1000 ans, ou je me suis deja rendu a plusieurs reprises.
J’en parlerais plus la prochaine fois que j’irais.

Pour finir la neige aura bien voulu tomber, le dernier jour. Pas suffisamment, malheureusement, pour nous empêcher de rentrer a Tokyo.

Tohoku

Daikanyama

décembre 22nd, 2008

Voici un petit quartier de Tokyo, caché entre Shibuya, Ebisu et Hiro. On pourrait qualifier le quartier de Bobo, si ce mouvement s’appliquait à la société japonaise.

Daikanyama, c’est la mode qui ne clame pas son nom. Ici on ne trouvera pas de Chanel, Dior ou Vuitton qui se pressent pour s’étaler à Ginza ou Omotesando. Ni de Starbucks ou de Joël Robuchon, préférant Roppongi Hills.  On y préferera les échopes de jeunes stylistes, les cafés origniaux ou la cuisine fusion.

L’architecture de Daikanyama épouse parfaitement l’état d’esprit des commerces du quartiers: De petits bâtiments dans des rues étroites qui se cachent les uns derrières les autres, mais qui se révèlent subitement modernes et novateurs. Ici on joue sur les matériaux. Les surfaces de verre, le beton lisse ou les boiseries laquées s’entremellent pour créer un style bien particulier:

This is a small area of Tokyo, hidden between Shibuya, Ebusu and Hiro. Upper-class Japanese are looking in Daiknyama for a quite but original and trendy place to live.

Daikanyama, it is the fashion without the tinsel and glitter.  Here no Chanel, Dior or Vuitton. Those brands only consider Ginza or Omotesando as a flashy window. Neither Starbuck nore Robuchon, finding Roppongi Hills as a much more famous place. Where we love to bytine in Daikanyama, it is in the small shops of the young designers, the orignials cafes and the fusion restaurants.

Daikanyama’s architecture suits exactly to the shops mindset: Small buildings in narrow streets hidden behind each other, but which appears to be suddently innovative. Here the material mix becomes a colour game. Glass surface, smooth concrete and gloss wood get tangled to create a unique style:

Tokyo, Vie de quartier ,

La princesse et les ramen

décembre 11th, 2008

Premier article sur un lieu que j’ai découvert cette année et que j’aime beaucoup: Sendai.

Un magasin ultra petit dans une rue peu fréquentée du centre de Sendai, 4 tabourets, et les meilleurs ramens que j’ai jamais mangé dans ces 3 ans et demi au Japon. Le slogan du magasin, “The Best Noodle Shop”, prévient le chaland de ce qui l’attend a l’intérieur.

Hime Ramen (Ramen Princesse en Japonais) est une chaine de ramen qui est présente dans a peu près tout le Japon. J’ai hâte d’essayer leurs restaurants de Tokyo. 

 

First article about a place I discoverd this year and that I enjoy a lot: Sendai.

An incredibly small shop in a quiet street of the Sendai downtown, 4 stools, and the best ramens ever since my 3 and half years of living in Japan. The shop’s motto, “The Best Noodle Shop” (stated in English!), bewares the passer-by from what awaits him inside.

Hime Ramen (The Ramen Princess) is a ramen restaurant brand established all over Japan. Can’t wait to try their Tokyo’s restaurants!

Tohoku ,

Aji8, ou la génèse d’un blog

décembre 9th, 2008

Aji Eight est un blog relatant les pérégrinations de deux Français au Japon.

De vous à moi, on peut vraiment se demander où est-ce que les auteurs de ce blog sont allés chercher un nom aussi curieux qu’ incompréhensible… Alors pour clarifier les choses, notre premier billet portera sur l’explication du titre du blog:

Par ce blog, nous voulions vous faire partager notre expérience, vous donner un peu le goût de notre vie au Japon. Au japon le mot “goût” s’écrit 味 et se prononce “Aji”. Il peut aussi signifier “expérience” selon le contexte.

Le chiffre 8 est un symbole fort en Asie: En Chine, sa prononciation est proche du verbe “s’enrichir” et il est rappelé dans de nombreux textes bouddhistes.

Mais surtout, “Aji 8″ se prononce comme “Asiate” en anglais.  Donc tous les éléments du titre concordent vers l’envie de vous faire partager notre ressenti sur l’Asie, et plus précisément sur le Japon.

Longue Vie à Aji8!


Aji Eight is a blog about two Frenchies living in Japan.

Between you and me, the title might seem quite strange and arcane… So to make things clear, let’s give a title explanation for our first post:

With this blog, we wanted to share our experience, to give you a little taste of our Japan life. In Japanese, the word “taste” is written and is said “Aji”. It can also mean “experience”.

Number 8 has a strong  symbolism in Asia: In China, its pronunciation is nearly same as the meaning of getting rich, and 8 is also very present in many Buddhists texts.

But most of all, “Aji 8” sounds like “Asiate”.  All of this combined, this title represents our wish to share our thoughts and feelings about Asia, and especially about Japan.

Long Life to Aji8!

Discussion Générale